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HARO SUR LE TGV...et la SNCF

Publié le par FRANCROUGE

Pourquoi tant de haine, tant de critiques, tant de mensonges envers une entreprise qui somme toute fonctionne bien au vu de sa taille ??? Est-ce parce qu’elle est (encore) une entreprise publique ?, même si certains y ont déjà introduit le ver de la privatisation.

Les coups pleuvent de tout côté à commencer par la Commission européenne, par les divers gouvernements, voici que la Cour des Comptes la charge aussi. Qui de nos jours la défend encore réellement et avec conviction : les syndicats, la CGT en tête, et le Front de Gauche avec ses diverses composantes. Mais où est passé le PS, où sont les écolos ? aux abonnés absents !!!

Ce fleuron de l’industrie, avec Alstom comme pilier, est soudain devenu la bête noire de tous les rapaces y compris Bercy. C’est le monde à l’envers alors qu’il est aussi victime à la fois de la crise, des gouvernements successifs ne remplissant pas leurs obligations et des attaques des lobbies routiers.

Rappelons à toutes fins utiles que lorsque la SNCF a été créée en 1937 ce n’était pas par conviction économico-idéologique mais tout bêtement parce que toutes les compagnies privées, sans exception, qui exploitaient les divers réseaux étaient en faillite. C’est aussi simple que ça ! Après la guerre pour remettre réseau, matériel et bâtiments suite aux destructions massives, il fallait du monde (jusqu’à près de 400.000 ouvriers et employés) avec certains avantages pour compenser la pénibilité du travail, car à l’époque on considérait encore le chemin de fer comme indispensable au développement du pays.

CONCERNANT LE TGV : Il est primordial de noter que ce N’EST PAS la SNCF qui a décidé sa construction et sa mise en service mais bien une décision gouvernementale (M. Giscard d’Estaing).

Or le financement de ces travaux commandés par l’Etat n’était jamais à la hauteur des besoins. Ainsi une entreprise qui doit entretenir, rénover plus de 35.000 km de voies, moderniser son matériel roulant, ses gares, construire des lignes nouvelles, acheter les TGV, le tout sans s’endetter à mort, mais en plus faire des bénéfices avec des « prix bas » relève de l’impossible.

Alors les solutions, sous l’œil bienveillant de l’Etat, sont toutes simples : fermetures de lignes et réduction drastique de personnel, entretien du réseau « a minima » (pudiquement appelée gestion des risques) et naturellement obligation de recourir aux emprunts massifs. Or la SNCF du fait de son état d’entreprise publique n’avait à l’époque quasiment pas de capital. Vu les sommes faramineuses à emprunter elle s’est vu obligée de recourir aux marchés financiers internationaux et donc vers les monnaies fortes (Dollar, Yen, Franc suisse, Deutsch mark etc…) Si l’on se souvient que les taux d’intérêts dans les années 70-80 frôlaient voir dépassaient les 10% vous imaginez les conséquences catastrophiques sur la dette. (Emprunter POUR PAYER LES INTERETS qui peut se le permettre ? Et pourtant !!!

Et puis Bruxelles s’en est mêlé avec la directive 91-440 : séparation au moins comptable du réseau et du matériel roulant. (Pour l’ensemble des réseaux européens.) En France nos grosses têtes ont trouvé la solution (non pas pour aider la SNCF mais pour satisfaire l’UE). On a donc crée Réseau Ferré de France (RFF) à qui on a transféré en gros les 2/3 de la dette de la SNCF pour la « gérer ». Tout devait donc baigner sauf que RFF n’avait pas de recettes lors de sa création !

Première mesure : instauration du PEAGE, autrement dit chaque train voyageur ou fret, chaque loco, chaque rame automotrice circulant devait acquitter un péage pour rouler (péage intégralement répercuté dans les billets ou factures). En somme RFF récupérait auprès de la SNCF une part de la dette dont il avait hérité !!! Et je n’évoque même pas la « guerre » déclenchée dès l’origine par RFF se comportant en véritable ennemi de la SNCF, voyez l’ambiance !!!

En somme ils ont tout changé pour ne rien changer. Les dettes (SNCF + RFF) sont toujours là, le fric manque toujours pour un fonctionnement optimal. Mais on crée des « bus privés longue distance », des camions de 44 t., on abandonne l’éco-taxe etc, etc… et on veut que la SNCF fasse des bénéfices. Et quand elle en fait on s’empresse de le lui piquer sous forme d’impôts.

Ce n’est plus de l’escroquerie, c’est du vol à grande échelle.

Je m’arrête là, mais il manque l’assassinat du Fret ferroviaire, l’autoconcurrence routière, l’ouverture au privé et autres joyeusetés. J’en passe et des meilleures.

Francrouge.

 

HARO SUR LE TGV...et la SNCF

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râleuse ex 02468 28/10/2014 13:29

j'a déjà commenté sur world......t'as trop de ""maisons""